Washi est le mot japonais pour désigner les papiers traditionnels fabriqués à partir des fibres longues de trois plantes autochtones (variétés de muriers)
Il existe trois familles de papier : gampi, kozo et mitsumata.
Ces trois types de papiers ont des caractéristiques différentes. Le kozo est le plus largement diffusé (90% du papier traditionnel japonais est fait à base de kozo),le gampi est un papier très fin et le mitsumata est le plus onéreux.
Le chanvre, l'abaca (chanvre de Manille) sont parfois utilisés dans la fabrication du papier japonais, ou mélangés avec les autres fibres, mais aucun n'a la qualité des trois fibres traditionnelles.
De la pâte de bois est parfois ajoutée à la confection des papiers et de ce fait, sont nées des variétés avec des appellations différentes qui n’ont plus rien à voir avec le vrai washi.
C’est l’écorce externe de Kozo, mitsumata et Gampi qui est utilisée dans la production de washi..
Une autre racine tororo-aoi est souvent mélangée à ces papiers pour servir de liant.
Les réalisations effectuées sur les vrais papiers japonais sont incomparables. Lors d'un voyage à Kyoto j'ai eu l'occasion de voir et de toucher ces merveilleux papiers dans une fabrique que je ne voulais plus quitter....
J’ai utilisé ici un papier japonais qui sert d’habitude à la fabrication des cloisons coulissantes (shoji) pour en faire un cyanotype. Ce papier est très fin, mais solide, et lors de son trempage dans l’eau pour le dépouillement du cyanotype, il a bien résisté aux différentes manipulations.
Le photographe Laurent Lafolie a réalisé de très beaux tirages aux sels de platine sur papier japonais. Il m’avait donné quelques conseils sur l’utilisation du papier japonais. Qu’il en soit ici remercié.
Découvert par Herschel (astronome physicien anglais) en 1842, le cyanotype est un procédé de tirage photographique fondé sur la sensibilité de la lumière et de certains complexes de fer qui se décomposent pour former du bleu de Prusse. Le tirage est obtenu en exposant à la lumière du jour un papier imprégné de sels de fer (ici citrate de fer ammoniacal) et de ferricyanure de potassium. L'épreuve est ensuite révélée dans un bac d'eau.